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Rupert Stadler pourrait quitter la direction d'Audi avant 2022

Rupert Stadler pourrait quitter la direction d'Audi avant 2022

Selon les raisons évoquées par les membres du conseil de surveillance d’Audi, il est plus que probable que Rupert Stadler ne reste pas à la direction de l’entreprise pour les cinq prochaines années. Mais aucune précision n’est apportée quant au temps qu’il fera en attendant son éjection.

Une affaire de tricherie dont il doit répondre

À proprement le dire, c’est au terme de cette année que le mandat de Rupert Stadler prendra fin. Mais des sources on fait savoir que son mandat a été prolongé jusqu’en 2022. Cette nouvelle n’est pas à prendre comme un pain béni. En effet, si son mandat a été prolongé, c’est avant tout pour qu’il puisse rester en poste et répondre des accusations qui pèsent sur le constructeur allemand.

D’ailleurs, quelques sources comme Reuters rapportent qu’Audi, une marque de Volkswagen, subit déjà les assauts des enquêteurs pour éclaircir les zones d’ombres au sujet du scandale connu sous l’appellation de "Dieselgate". Rappelons pour mémoire qu’il s’agit de l’affaire de trucage de logiciel incorporé dans certaines gammes de véhicules, et qui avait faussé les tests en faveur de Volkswagen.

C’est dans cette dynamique qu’il a également été rapporté que le parquet de la ville de Munich a pris la décision d’inclure Audi dans cette enquête. Dans le cadre des investigations, le parquet de Munich souhaite vérifier les ventes qui ont été celles de la marque non seulement en Allemagne, mais aussi dans toute l’Europe. À cet effet, on rapporte aussi que le siège d’Audi à Ingolstadt a d’ores et déjà été perquisitionné le 15 mars dernier. Il se pourrait donc que ce soit dans le cadre de cette affaire que le président actuel perde son poste dans un futur proche.

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Le "Dieselgate" continue son parcours

Pour rappel, c’est le nom qui fut donné à cette grosse affaire de tricherie qui ne concerne pas que Volkswagen. On retrouve dans le collimateur de la justice d’autres constructeurs comme l’américain General Motors. Mais dans le cas du constructeur allemand, ce sont à peu près 1 million de ses voitures qui sont concernées par cette tricherie. L’allemand a d’ailleurs aussi été poussé à payer une sévère amende pour endiguer le scandale. Pourtant rien ne semble arrêter la machine de la justice, du moins pour le moment.

Un scandale à l’échelle Européenne qui a même amené les membres de l’Union à prendre des mesures drastiques. En effet, deux ans après l’éclatement de ce scandale qui a pris forme en septembre 2015, l’Union Européenne a décidé de revoir l’ensemble des textes d’homologation des véhicules à l’échelle du continent. Le texte ainsi proposé apparaît plus comme un compromis que comme une réelle loi, mais son application devrait réduire les cas de scandale du genre "Dieselgate".

Lundi 3 Juillet 2017 La Rédaction