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L’influence des pays émergents sur la croissance mondiale

L’influence des pays émergents sur la croissance mondiale

Les pays émergents sont considérés comme le moteur du développement mondial. En tant que tel, ils influent grandement sur celui-ci, et dernièrement, cette influence n’est pas des meilleures. Les pays émergent freinant la reprise mondiale après crise.

Que ce soit la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie, l’Afrique du Sud, l’Indonésie ou le Mexique, les pays émergents prennent de plus en plus part à la vie économique mondiale. Ce faisant, elles prennent une importance qui leur permet de jouer un rôle déterminant dans l’évolution de cette dernière. Ces dernières années par exemple, la baisse de croissance à leur niveau a été ressentie au niveau mondial, et est suivi avec appréhension.

Le ralentissement de la croissance dans les pays émergents : un poids pour l’économie mondiale

Un ralentissement général de la croissance est en train de s’observer dans les pays émergents en ce moment. Ainsi, les deux tiers d’entre-eux ont enregistré une baisse de trois points environ de leur taux de croissance en 2013 par rapport à 2010. L’économie mondiale ressent ce ralentissement puisqu’il s’effectue au niveau de la moitié de ses acteurs que sont les pays émergents ; et que les grandes économies, en pleine convalescence, ne peuvent pas le contrer à elles seules. Du coup, la prévision de la croissance mondiale a été revue à la baisse, s’élevant ainsi à 3,6%.

Les causes du ralentissement

Plusieurs causes sont à la base du ralentissement de croissance des pays émergents et par conséquent, de l’économie mondiale. La première est la baisse du taux de croissance de la Chine. Ce pays, qui soutenait la croissance de plusieurs autres, a vu son taux de croissance, qui a été de 10% pendant des décennies, passer à 7,7% ces deux dernières années. De plus, son rééquilibrage au détriment de l’investissement impacte, et pas de la meilleure manière, sur de nombreux pays. La seconde raison est que la flambée des prix des matières premières qui avait fait le bonheur des pays riches en ressources naturelles est en train de prendre fin. On observe en effet une baisse du coût des matières premières qui se répercute sur les pays exportateurs. La troisième raison du ralentissement de la croissance au niveau des pays émergents est d’ordre financière. En effet, au cours de ces dernières décennies, ces conditions étaient on ne peut plus favorables pour eux. Mais actuellement, elles laissent place à une hausse des taux d’intérêt mondiaux, ce qui les secoue un peu. La quatrième principale raison est qu’après une hausse considérable observée ces dernières décennies, la part du commerce mondial dans la production totale a diminué. De plus, dans plusieurs pays, le secteur entrepreneurial ne se porte pas très bien. Dans ceux tributaires des flux de capitaux, les politiques internes ne permettent pas de maintenir l’équilibre budgétaire. Enfin, l’incertitude relative au contenu et à l’orientation des politiques des pays émergents, et les contraintes posées par rapport aux déficiences infrastructurelles et réglementaires freinent grandement l’investissement en direction de ces pays.

Les portes de sorties pour les pays émergents

Pour demeurer les moteurs de l’économie mondiale, les pays en voie de développement doivent constamment ajuster leurs politiques économiques pour être en phase avec un monde en constante mutation. Ils devront également mettre un point d’honneur à accroître leur production. Mais puisqu’il n’existe pas de recette unique pour y parvenir, ils devront établir des politiques en adéquation avec leur niveau de développement. Ainsi les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure devraient penser à l’amélioration de la qualification de leur main d’œuvre et au développement de leurs recherches, pendant que ceux de la tranche inférieure devraient penser à leurs infrastructures et à l’investissement direct étranger. Le bon fonctionnement de l’économie de marché, le développement du secteur agricole et l’amélioration de l’éducation et des infrastructures devront être les principaux objectifs à atteindre par les politiques des pays à faibles revenus. Les pays émergents devraient également penser à la consolidation de leurs économies respective en lieu et place de la stimulation des activités par voie monétaire et budgétaire. Ils devront également parvenir à une bonne interprétation des politiques des pays pouvant influencer sur leur économies, afin de pouvoir élaborer leurs politiques en conséquence.

Jeudi 20 Mars 2014 La Rédaction