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Les précurseurs et monstres du PC peuvent-ils rattraper leur retard ?

Les précurseurs et monstres du PC peuvent-ils rattraper leur retard ?

Depuis la sortie des premiers iPad, en 2010, les PC connaissent une zone de turbulences qui semble ne pas vouloir s’apaiser, bien au contraire. Face à cet état des lieux, les géants et précurseurs de ces terminaux peinent à rester dans la course. Si certains abandonnent ; nombreux se battent pour retrouver leur situation d'antan.

L’engouement pour les PC baisse au profit des smartphones et tablettes, et avec lui, la santé des grandes sociétés fabricant de ce terminal. Voici comment ces derniers font face à cette situation.

Une transition PC / support mobile ratée

A la sortie des tablettes et smartphones, le monde de la technologie, surtout les fabricants de PC, semblait circonspect et attendait de voir où cela mènerait. Apparemment, à la mort, sinon tout au moins à la réduction de l’engouement pour les PC. Quatre ans plus tard, les magnats du PC voient leur barque tanguer dangereusement. L’année 2013 a été la pire pour ce secteur ; avec une chute de 10% du volume de PC vendus, après une année 2012 où pour la première fois depuis l’explosion d’internet, la vente des PC avait baissé de 4%. Tous les fabricants de PC et autres produits constitutifs qui n’ont pas assez misé sur les tablettes ressentent ces baisses. Les contre-coups de leur absence sur ce segment ont conduit bon nombre d’entre-eux à réduire leurs effectifs. Une coupe de 36.000 salariés pour HP, 18.000 pour Microsoft pour ne citer que ceux-là. Ces différentes entreprises ont donc pris des mesures pour ne pas sombrer.

Un retour à la compétition chez certains, abandon pour d’autres

Face à cette situation, certains fabricants ont décidé de prendre des mesures pour ne pas se laisser complètement dépasser par la situation, tandis que d’autres ont tout simplement choisi d’abandonner. Intel par exemple, après avoir raté le passage vers les tablettes et smartphones, a décidé de payer les constructeurs pour qu’ils utilisent ses puces. Face à la concurrence de sociétés telles que Nvidia ou encore Qualcomm, Intel a choisi cette solution pour se maintenir dans la course. Avec un milliard de pertes en trois mois pour un chiffre d’affaires de 1 million de dollars, il compte fidéliser ses clients grâce à la qualité de ses puces. Microsoft a opté de son côté pour une solution assez similaire. Il a en effet réduit les prix de Windows 8 pour les fabricants de PC à condition que ceux-ci intègrent Bing comme moteur de recherche par défaut dans leurs ordinateurs de moins de 300€. Microsoft espère ainsi freiner l’avancée de Chrome Os, le système d’exploitation de Google, qui tend à lui ravir le marché des ordinateurs de moins de 300 euros. Et apparemment, cela marche puisque selon les fabricants, cette stratégie freine les Chromebook. Mais tous les fabricants ne désirent pas rester dans la course. Certains décident d’abandonner tout simplement. Ainsi, HP s’est séparée de sa branche PC, tout comme Samsung et Sony. IBM fait également de même. Après avoir vendu ses Pc et ses serveurs légers à Lenovo, il a versé 1.5 milliard de dollars à la Global Foundries pour que celle-ci le débarrasse de ses usines de fabrication de microprocesseurs.

Une nécessité d’ouverture vers d’autres segments

Pour améliorer leurs résultats, de nombreux constructeurs décident de se diversifier. Ils se tournent notamment vers ce qui marche le plus actuellement, les tablettes et les smartphones. Ainsi, Sony et Samsung ont renoncé à fabriquer des PC pour mieux pouvoir se concentrer sur les tablettes, les mobiles et les Chromebook. Même le numéro 1 mondial du Pc, Lenovo abandonne ce dernier. Il préfère en effet se concentrer sur les « PC plus » qui ne sont en fait rien d’autre que des tablettes et des smartphones. Même son de cloche chez Acer qui a ajouté à sa gamme de produits les smartphones, tablettes et autres produits connectés.

 

 

Mardi 9 Décembre 2014 La Rédaction