Rubrique Economie

Immobilier à Miami : Le retour des années folles

Immobilier à Miami : Le retour des années folles

Après la crise immobilière de 2006, le secteur immobilier des Etats-Unis reprend peu à peu ses couleurs. La ville de Miami, située dans l'état de Floride, en sait quelque chose puisque son secteur immobilier se porte bien,…très bien même.

La ville de Miami exerce une attraction de plus en plus forte sur les acquéreurs de biens immobiliers surtout étrangers, grâce à un certain nombres d’atouts qui la rendent irrésistible.

Miami, deuxième marché le plus populaire de l’immobilier américain

L’intérêt pour l’immobilier américain recommence à naître, surtout de la part des étrangers. En 2013, ils ont acquis pas moins de 68,2 milliards de propriétés, enregistrant ainsi l’un de leurs meilleurs taux d’acquisition de ces dernières années. Parmi les états, les plus convoités, la Floride se tient en bonne place, grâce à la ville de Miami qui prend la deuxième position en matière de côte de popularité auprès des acquéreurs. Les acquéreurs étrangers, Européens et Sud-Américains surtout, choisissent de plus en plus l’investissement immobilier. De nombreuses raisons sous-tendent cet engouement.

Avec de très bons arguments

La beauté naturelle de Miami, sa culture diversifiée, ses plages et ses journées ensoleillées sont sûrement quelques-unes des raisons qui sous-tendent la robustesse de son marché immobilier. Qui ne voudrait pas vivre dans un endroit où il fait toujours beau ? Mais d’autres raisons, de nature beaucoup plus financière, entrent également en ligne de compte. En effet, bien que les prix pratiqués soit en hausse, ils demeurent néanmoins plus bas qu’il y a 10 ans. La ville offre en effet, par rapport aux autres, certains des prix et des taux d’intérêts les plus bas. Enfin, la fiscalité de la ville est l’un de ses atouts majeurs. Elle pratique en effet, l’un des taux d’imposition les plus bas du pays. Autant d’arguments qui poussent littéralement les acheteurs dans ses bras, à des prix très intéressants.

Et des conditions d’acquisitions intéressantes

L’un des signes de la reprise du secteur immobilier est l’augmentation significative du prix de vente médian des propriétés. Ces derniers ont augmenté de 17% pour les maisons unifamiliales et de 7,3% pour les copropriétés, atteignant respectivement les montants de 227.000$ et 177.000$. Ce faisant, les prix des maisons unifamiliales connaissent leur 27è mois successif de croissance, tandis que les copropriétés en sont à leur 32è mois consécutif. Ces hausses sont dues à l’activité commerciale qui reste à un niveau historiquement haut. La récente augmentation des stocks devrait ramener un certain équilibre. Mais les hausses n’empêchent pas le marché de continuer à être vendeur, vu la rapidité à laquelle s’effectuent les ventes. En effet, le nombre moyen de jours nécessaires à la vente d’une maison unifamiliale est de 47 jours, ce qui représente une baisse de 2,1% par rapport à celui de 2013. Si celui nécessaire à la vente des copropriétés quant à lui a connu une augmentation de 18,8%, il n’est que de 57 jours, ce qui ne semble pas inquiéter les professionnels. Un autre constat est que, malgré leur augmentation, les prix de vente des biens immobiliers à Miami ne sont pas très loin des prix de liste d’origines. Ainsi, pour les maisons unifamiliales, ils représentent 95,2% du prix de liste d’origine, enregistrant ainsi une augmentation de 1,4% par rapport au niveau de l’année passée. Pour les copropriétés, le prix de vente constitue 95% du prix de liste, accusant ainsi une baisse de 0,8% par rapport au niveau de l’année dernière. Notons pour finir, que si le nombre de propriétés unifamiliales vendues a augmenté de 1,3% par rapport à 2013, celui de copropriétés a baissé de 4,1%.

Lundi 7 Avril 2014 La Rédaction