Mercredi 12 Décembre 2018

Rubrique Entreprises

Hermès ne subit pas la crise

Hermès ne subit pas la crise

En un peu plus de vingt ans, la consommation de produits de luxe a connu un rebond remarquable. Alors qu'ils n'étaient que 90 millions en 1995, le nombre de consommateurs de vêtements, maroquinerie, accessoires, parfums, bijoux et autres produits de luxe est aujourd'hui estimé à 330 millions de personnes dans le monde.

Louis Vuitton, Chanel et Hermès sont les marques de prestige les plus connues et dont les produits sont les plus désirés. Mais surtout, Hermès est l'un des groupes les plus rentables ces dernières années et semble ne pas être touché par la crise. La maison de Faubourg Saint-Honoré s’est fait surtout connaitre dans le secteur du luxe par ses sacs à main Kelly et Birkin ainsi que ses carrés de soie.

Un chiffre d'affaires en perpétuelle hausse

La maison de luxe française Hermès, introduite en bourse en 1993, a clôturé l’exercice 2013 avec des chiffres exceptionnels. En 5 ans, Hermès International a doublé ses ventes et toutes les divisions (maroquinerie, vêtements, accessoires, soie et textiles, parfums, bijoux, arts de la table …) ont enregistré une hausse, exceptée l’horlogerie à cause du ralentissement du marché en Chine. Le nouveau parfum "Jour d'Hermès" a été bien accueilli par la gente féminine. En 2013 donc, Hermès a enregistré un bénéfice opérationnel qui a cru de 8,9% à 1,22 milliard d'euros et son profit net était en hausse de 6,8% pour atteindre 790 millions d'euros. La marge opérationnelle d’Hermès atteint 32,4%, soit une hausse de 0,3 point par rapport à 2012. Après ce résultat annuel plus qu’encourageant, le groupe a décidé de verser un dividende à ses actionnaires, de l’ordre de 2,70 euros par action contre 2,50 euros en 2012. Au troisième trimestre 2013, Hermès enregistrait un chiffre d'affaires de 895,5 millions d'euros, soit une hausse de 5,5%. A taux de change constant, les ventes en gros et ventes au détail cumulées connaissent ainsi une hausse de 12,9%. Et malgré la chute du yen, Hermès affichait une croissance de 9,1% avec un chiffre d'affaires global de 2,6627 milliards d’euro.

Marché très dynamique en Amérique

L’Asie est le principal consommateur des produits Hermès, principalement la Chine et le Japon. La clientèle japonaise représente son premier marché étranger, mais la chute de la devise nippone avait eu des répercussions sur la vente des produits de luxe, et ce pour toutes les grandes marques comme les groupes LVMH et Kering, qui sont connus pour leurs marques comme Louis Vuitton, Guerlain, Bulgari, Sephora, Gucci, Bottega Veneta, Yves Saint Laurent. Néanmoins, Hermès est moins affecté par le ralentissement de l’économie de la Chine et la chute du yen en 2013 que ses concurrents. Certes Hermès réalise les 45% de ses ventes en Asie, mais l’Amérique affichait aussi un dynamisme remarquable. Le marché local est aussi non négligeable car ses ventes y sont également en hausse à 11,7% en taux de change constant. Le marché européen d’Hermès est supporté par le secteur touristique.

De nouvelles orientations en perspective

Pour 2014, Hermès anticipe une baisse de sa rentabilité mais reste tout de même confiant sur le rebondissement de certains marchés, à l’exemple des Etats-Unis. En quête de nouvelle clientèle, Hermès va élargir sa gamme avec le lancement d’une ligne de soins pour le bain et les parfums pour la maison. Et étant donné que les 85 % des articles vendus par Hermès sont fabriqués en interne, l’entreprise familiale prévoit pour 2015-2016 la mise en place de deux nouveaux ateliers de maroquinerie en Franche-Comté. Ce nouveau projet créérait quelques 500 emplois. A l’heure actuelle, Hermès compte 12 ateliers et 11.000 salariés dont plus de 900 nouveaux emplois en 2012. Hermès compte 6.600 salariés en France. Pour ce qui est de la distribution, Hermès prévoit l’ouverture de six boutiques dont deux en Chine et la rénovation d’une quinzaine de boutiques à Madrid, Seattle ou Londres. Shanghai fera ainsi partie des grandes villes dans le monde où Hermès mettra en avant son savoir-faire.

Lundi 24 Mars 2014 La Rédaction