Rubrique Economie

France: Evolution du taux de chômage en 2013

France: Evolution du taux de chômage en 2013

Le défi que s’est fixé François Hollande d’inverser la courbe du chômage n’a finalement pas été atteint, bilan de l'année 2013

Une fois de plus, l’année qui vient de s’écouler a encore été marquée par une montée du nombre des personnes en âge de travailler (16 ans ou plus), à la recherche active d'un emploi mais qui n’en trouve pas, selon la définition de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Sur un an, l’Hexagone a donc enregistré un bond de 0,2% de la croissance du chômage, passant de 10,6% au mois de novembre 2012 à 10,8 % en novembre dernier, ce qui représente le taux le plus élevée depuis l’année 2000, période durant laquelle la France enregistrait un taux de chômage de 9,8%. En prenant en compte les données des Départements d’Outre-mer, ce taux de chômage de 2013 atteint les 10,9% selon les données de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE). En tout, la France métropolitaine comptait donc 3,01 millions de chômeurs en novembre 2013.

Au cours de ces 14 dernières années, le pays avait donc augmenté de 1 point son taux de chômage. Et sur 10 ans, de 2003 à 2013, cette montée du chômage atteint même les 1,3% avant qu’il y ait eu une petite tendance à la baisse entre 2006 et 2008. Si le taux de chômage était de 8,3% au premier trimestre de l’année 2003, ce taux est resté relativement constant jusqu’en 2006, pour diminuer à 8,1% à partir du deuxième trimestre de l’année 2007.  

Ainsi, la politique axée sur les emplois d’avenir, les contrats de génération et les emplois aidés, dédiés surtout aux jeunes au cours de l’année passée n’a eu qu’un léger effet avec seulement une certaine stabilité de la courbe sur douze mois. Entre le troisième trimestre 2012 et le troisième trimestre 2013, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans est en effet resté stable à 24,5% (630.000 personnes), une légère hausse de 0,5 point pour celui des 29 à 49 ans (9,5%) et 1,1% en plus pour les 50 ans et plus.  

Dans cette courbe du chômage, il existe également des disparités régionales importantes qui font que le taux de chômage est variable d’une zone d’emploi à un autre. Au cours de l’année 2013, le taux de chômage allait ainsi de moins de 6% dans les régions à bas taux de chômage, comme les localités de Rodez, Lozère, Tulle ; jusqu’à plus de 12% pour les régions à plus fort taux de chômage, cas principalement de l’extrême sud et de l’extrême nord, à Montpellier, à Ganges et à Nîmes. A Laval, Segré, Ancenis ou encore Poitiers, Niort et Mont-de-Marsan, le chômage varie en moyenne de 7 à 9%.

Malgré tout, la France, 2e économie de la zone euro, reste toutefois un élève moyen en termes de taux de chômage. En effet, au mois de novembre 2013, selon les données de l'Office européen de statistiques (Eurostat), l'UE enregistrait un taux de chômage de 10,9% environ pour ses 28 pays membres. Comparé aux pays comme l’Autriche, avec un très faible taux de chômage de 4,8%, l'Allemagne dont ce même taux a baissé de 5,4 à 5,2% sur la même période ou encore la République tchèque qui a su faire chuter de 7,2 à 6,9% le nombre de sa population sans emploi, pareil pour l'Estonie (de 9,5 à 9%) et le Danemark (de 7,1 à 6,9%), la France a du chemin à faire. Toutefois, d’autre pays de la zone euro restent loin derrière elle comme la Grèce avec un fort taux de chômage de 27,4% ainsi que l’Espagne (26,7% pour le compte du mois de novembre 2013). L’Irlande (12,3%), la Lettonie (12%) ou la Lituanie (11,3%) ont également tous su diminuer leur taux de chômage.

Jeudi 16 Janvier 2014 La Rédaction