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Euronext réalise une belle performance qui, cependant, déçoit quelque peu

Euronext réalise une belle performance qui, cependant, déçoit quelque peu

Euronext, l’opérateur boursier européen, a réalisé au troisième trimestre un chiffre d’affaires en progression de 17 %, profitant ainsi d’une augmentation de ses activités et d’une politique visant à réduire les coûts. Toutefois, certains de ses relais de croissance n’ont pas été à la hauteur ; le titre peine à progresser.

De solides résultats

Euronext a publié hier lundi 12 novembre 2018 d’excellents résultats pour le compte du troisième trimestre, avec un chiffre d’affaires établi autour de 150,9 millions d'euros, en nette hausse de 17,2 % en l’espace d’une année, dépassant largement les attentes de 147,9 millions d'euros. Ces chiffres ont été boostés par un bond d’un taux de 37,6 % dans les diverses opérations de cotation. Ce bond a, lui-même, été favorisé par le fait que le groupe ait racheté en mars dernier la Bourse de Dublin qui participe à 8,1 millions d'euros.

Celui qui est donc aujourd’hui l’opérateur des Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne et Dublin voit, par ailleurs, son excédent brut d’exploitation (Ebitda) grimper de 26,4 % à 87,8 millions d’euros sur la même période, un montant excédant légèrement les 82,5 millions que le consensus d’analystes effectué par l’entreprise espérait. Le bénéfice net d’Euronext est ressorti à un montant global 50,5 millions d'euros, équivalant à une augmentation de 31,6 %, au cours de la période allant de juillet à septembre 2018.

La réduction des coûts favorable à la marge d’Ebitda

La marge d’Ebitda d’Euronext s’élève à présent à 58,2 %, en hausse donc de 4,2 points comparativement au troisième trimestre de l’année dernière, en raison notamment de la réduction des coûts de l’ordre de 8,2 % dans ses principaux métiers. La marge sur ces derniers atteint jusqu’à 62 % au trimestre trois de cette année et 61,3 % pour l’année entière, avec une avance d’un an sur le plan stratégique de 2019. Les abaissements de coûts ont également pu atteindre beaucoup plus tôt leur but, avec une réduction de 24 millions d'euros sur les activités principales de l’entreprise depuis le deuxième trimestre de l’an 2016, contre les 22 millions qui étaient attendus pour 2019.

Déception par rapport aux moteurs de croissance

Concernant la croissance des gains, la création de nouveaux indices, en partenariat étroit avec Morning Star et la plateforme de traiding obligataire Synapse, n’a pas produit les résultats espérés et ne drainera donc pas les 20 millions d'euros de revenus additionnels attendus pour 2019, comme l’a indiqué Stéphane Boujnah, le PDG d'Euronext. Le groupe n’a fournit aucune autre indication à propos de son plan stratégique 2019, apportant juste la précision que celui-ci serait actualisé au moment de la publication en février 2019 de ses résultats au fil des ans. Boujnah a néanmoins fait savoir que le groupe poursuivait son analyse du marché afin de repérer de probables acquisitions en mesure de donner un réel coup de fouet à sa croissance. L’opérateur était apparemment en bonne position pour racheter MarkitSERV, la plate-forme de dérivés, mais celle-ci a malheureusement été retirée du marché. Le titre Euronext cédait 0,94 % à 52,85 euros hier autour de 16h15.

Mardi 13 Novembre 2018 La Rédaction