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Les bourses non-asiatiques à leur tour enrhumées par l'épidémie du coronavirus

Graphique bourse ; https://pixabay.com/photos/chart-trading-courses-forex-1905224/

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, seules les bourses asiatiques se débattaient pour quitter le rouge. Ce mardi, il semblerait que les bourses non-asiatiques soient à leur tour touchées, après plusieurs semaines de quiétude. En cause, le développement brutal de plusieurs foyers à travers le monde. Après le Moyen-Orient, c’est désormais au tour de l’Europe, notamment l’Italie, de faire face à l’épidémie. La lutte contre une éventuelle généralisation a fait plonger la Bourse de Milan dans une spirale dangereuse.

Une série de baisses historiques

À l’ouverture mardi, les bourses asiatiques ne s’étaient toujours pas remises de l’impact économique du coronavirus, avec de nouveaux foyers. En Corée du Sud, 161 nouveaux cas ont été recensés, ce qui porte le nombre total de personnes infectées par le virus dans le pays à 763. Cette annonce intervient au lendemain de l’instauration par le gouvernement de l’état d’alerte maximal.

L’aggravation de la situation sanitaire en Europe au cours du week-end dernier a fait réagir les Bourses européennes. À l’annonce du 7e décès sur les 150 personnes touchées par le coronavirus, la plupart des indices de la Bourse de Milan ont totalement dégringolé. Moins 5.43 %, c’est la plus forte baisse en une séance depuis 2 ans.

Londres, Paris et Francfort n’ont pas pu résister au vent d’inquiétude, terminant en baisse de 4 % en moyenne. Une première depuis le vote du Brexit. Pour l’indice CAC 40 parisien, la chute est estimée à 3,62 % à 5.811,51 points. Le FTSE londonien a connu un recul de 2,74 % alors que le Dax à Francfort épiloguait à 3,76 %.

Dans la zone euro, l’indice EuroStoxx a perdu 3,6 %, tandis que pour le Stoxx, la baisse a été de 3,35 % et 3,6 % pour le FTSEurofirst 300. À New York, le constat est le même, puisque l’indice de référence S&P 500 a connu un recul de 3,35 %. Les analystes de la SAXO Banque ont déclaré que « la crise sanitaire reste l’alpha et l’oméga du marché ». Cette série de baisses a forcé les investisseurs à réévaluer les conséquences économiques de l’épidémie.

Un temps de réaction relativement long

Au vu des événements des derniers jours, il apparaît évident qu’il faudra du temps pour la juguler. L’Organisation mondiale de la santé a fait part de ses craintes, redoutant une pandémie, au regard de la réplique des foyers à travers le monde. L’hypothèse d’une pandémie semble de plus en plus se dessiner.

En Europe, la présente d’un foyer dans une zone de libre-échange aurait des conséquences dévastatrices. Des conséquences à l’échelle de celles qui ont touché des secteurs clés en Chine comme l’automobile, l’aérien, l’hôtellerie et le luxe. Depuis lundi, les indices européens dans ces secteurs en Europe ont connu la chute libre.

Si les bourses européennes sont si durement touchées, c’est parce qu’elles ont, pendant longtemps, sous-estimé l’ampleur de la crise sanitaire qui sévissait en Asie. Les tendances de risques systémiques ont été ignorées. Pour ces marchés, l’épidémie ne franchirait pas les frontières de la Chine et dans certains cas, on a pensé que les problèmes pourront être résolus par les autorités financières au besoin.

L’assombrissement des perspectives économiques pourrait confirmer le scénario d’une baisse des taux par les banques centrales. Une baisse des perspectives économiques mondiales est d’ores et déjà envisagée par le FMI alors que les pays du G20 souhaitent réduire l’impact financier et économique du coronavirus.

 25 février 2020    La Rédaction

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