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La vie après le Covid-19 : les scénarios les plus plausibles pour le futur de la consommation

Coronavirus ; https://pixabay.com/fr/photos/globe-corona-monde-masque-virus-5116641/

D’après une enquête prospective menée par l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance et l’Observatoire Cetelem, il faut s’attendre à quatre scénarios pour le futur du commerce et de la consommation. Ces scénarios ont été imaginés sur la base de la crise sanitaire mondiale due au Coronavirus qui secourt le monde et qui a modifié les habitudes commerciales de toute une planète.

Les marques stars (Stars Systems)

Les acteurs indépendants baignent dans un monde libéral qui leur offre un nombre incalculable de propositions. En plus, toutes ces propositions aussi variées les unes que les autres présentent aux consommateurs et à tous les citoyens une valeur ajoutée non négligeable. C’est d’ailleurs ce qui leur permet de choisir librement leur bonheur. Le présent scénario crée non seulement un creusement des écarts, mais également l’enrichissement des plus grands acteurs du commerce.

Dans cette perspective, on assistera à une prise de responsabilité de la part de ces marques dites très puissantes. Ce même scénario présente l’accélération du passage au digital. Il semble que le présent scénario est une réponse immédiate aux problèmes que rencontrent actuellement les grandes enseignes à cause du Coronavirus.

À travers le présent scénario, on sent un progrès linéaire à travers lequel les grandes enseignes sont valorisées. Aussi, les consommateurs recourent de plus en plus à une consommation digitalisée. Il faut dire qu’en raison de cette crise sanitaire liée au Covid-19, beaucoup d’acteurs fragiles risquent d’être évincés. Au sortir de cette crise mondiale, seuls les plus forts et les plus résistants pourront s’en sortir. Ils deviendront les plus grands leaders du commerce.

Le retour à la consommation local (Made Locally)

Ce scénario du triomphe du local s’articule autour des différents systèmes à la taille des hommes. La solidarité ainsi que les intérêts locaux sont les principales garanties de la pérennité d’une société dont les bases sont fixées sur l’entraide.

À cet effet, on assistera non seulement à un activisme social, mais aussi au renforcement du commerce de proximité. Toutefois, pour y arriver les communautés locales auront besoin d’une certaine autonomie. À l’heure actuelle, le libre-échange à l’échelle mondiale n’est plus la préoccupation majeure. La principale inquiétude, c’est de réussir à retrouver une forme d’indépendance sociale, économique et stratégique.

D’après l’analyste Nicolas Diacono, pour l’heure, la consommation locale est le principal outil qui aidera à construire une solidarité économique entre les entreprises et les producteurs agricoles. C’est ce même outil qu’est la consommation locale qui permettra de répondre de façon efficiente aux questions de la limitation de la mobilité, des enjeux écologiques face à cette crise sanitaire. Pour cet analyste, le local n’existera que grâce à la digitalisation. Le Made Locally est un élément stratégique grâce auquel les pays du monde recouvreront leur indépendance et leur souveraineté.

La victoire de l’intérêt collectif (Earth In Progress)

Le scénario de la victoire de l’intérêt collectif est établi sur la base des sociétés civiles qui interviennent en faveur des populations pour une plus grande prise de conscience des enjeux pour l’environnement et pour l’homme. Ce modèle conversationnel engage les acteurs clés à pratiquer des actes plus vertueux.

Il invite ces mêmes acteurs à remettre en cause au nom de l’intérêt collectif les innovations de rupture, des modèles établis ouvrant à cet effet la voie à une longue série de réflexion pour une société durablement solidaire sur le long terme. La maxime « Pour changer le monde, il faut se changer soi-même » prend tout son sens ici.

Les deux axes de polarisation, des indicateurs clés

Afin de construire les différents scénarios, l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance ainsi que l’Observatoire Cetelem ont retenu deux différents indicateurs :

  • les indicateurs généraux et macro-économiques : ces indicateurs regroupent la démographie, le contexte socio-culturel, les normes et législations, l’environnement et le climat ;
  • les indicateurs appliqués et micro-économiques : ces indicateurs ont un impact très direct sur le consommateur. Par exemple, ils prennent en compte la conscience environnementale et éthique du consommateur, son côté relationnel, son aisance financière, la maitrise qu’il a du digital.

En outre, l’étude indique que l’établissement de ces scénarios s’envisage sur deux principaux axes, tous deux inaliénables et indépendants l’un de l’autre. Cette étude réalisée met en exergue l’accélération de la chute d’une grande majorité des entreprises opérant dans l’univers du commerce. À en croire l’Organisation Mondiale du Commerce, ce secteur serait réduit en 2020 de près de 30 %.

Parallèlement, les géants de ce secteur se sont enrichis, car le confinement des consommateurs à accélérer le recours ai digital. Depuis mars, les commandes en ligne, sur le drive en France n’ont pas cessé d’augmenter. L’usage de l’internet par les consommateurs a connu un réel boom depuis le début de cette crise sanitaire.

En somme, cette étude initiée par l’Échangeur dévoile les scénarios les plus probables auxquels s’attendre au sortir de la crise. Les consommateurs auront tendance à davantage prôner la consommation locale, et les leaders les plus puissants du commerce s’en sortiront plus enrichis que jamais.

 13 mai 2020    La Rédaction

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