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En pleine reprise post-Covid, les banques britanniques doivent gérer une hausse des épargnes

Banque épargnes en Grande Bretagne ; https://pixabay.com/photos/euro-seem-money-finance-piggy-bank-870757/

L’année dernière, les Britanniques ont épargné dans les 4 grandes banques britanniques plus de 200 milliards de livres, soit 277,52 milliards de dollars. Face aux mesures restrictives liées à la pandémie de Covid-19, les clients de ces banques ont été nombreux à réduire leurs dépenses. Le montant de ces nouveaux dépôts est supérieur aux prêts accordés aux foyers et aux entreprises en difficulté.

Profond décalage entre les épargnes et les prêts

Les banques prêteuses ont vu leurs finances être fortement bouleversées par la crise sanitaire en cours. Le mois dernier, les 4 plus grandes banques britanniques Barclays, NatWest, HSBC et Lloyds ont publié leurs résultats annuels.

L’analyse de ces résultats a démontré que ces établissements bancaires font face à des épargnes en surabondance. Rien qu’au plan national, les 4 banques ont enregistré des épargnes dont le montant est estimé à 221 milliards de livres, ce qui représente de la liquidité supplémentaire. 

Si les épargnes ont considérablement évolué, on ne peut pas en dire autant des prêts. Les sommes versées par les banques dans le cadre du financement garanti par l’État aux entreprises depuis le début de la crise sanitaire s’élèvent à plusieurs milliards de livres. Globalement, les prêts nets ont évolué de 53,4 milliards de livres au Royaume-Uni. C’est à peu près le quart de la hausse des épargnes. 

La baisse des prêts et des taux d’intérêt peu attractifs

Plusieurs raisons peuvent expliquer la faible croissance des prêts. D’abord, il y a la baisse de l’attractivité de certains prêts, particulièrement le crédit à la consommation. C’est ce que montrent les données de la Banque d’Angleterre d’après lesquelles les remboursements de prêts des Britanniques l’année dernière s’élèvent à 13,8 milliards de livres.

C’est sur la différence entre les intérêts réalisés sur les prêts et remboursés sur les épargnes que les banques réalisent la majeure partie de leurs bénéfices. Voilà pourquoi la réduction du crédit à la consommation a largement mis à mal les revenus des banques.

Grâce à cette surabondance de dépôt, les banques peuvent consolider leurs finances. Malheureusement, il ne s’agit pas forcément d’une bonne nouvelle pour les banques prêteuses à cause des taux d’intérêt actuellement pratiqués par les Banques centrales. Avec un taux proche de zéro, les banques ne peuvent pas faire de profit sur les prêts. Le taux de référence est actuellement à un seuil historique de 0,1 %. 

L’impact de la surabondance d’épargne sur les bénéfices des banques

Dans la pratique, les deux banques dont les activités sont concentrées sur le marché intérieur sont celles qui ont le plus souffert de cette situation, avec une baisse de revenus de 24 % pour la NatWest et de 16 % pour la Lloyds sur l’année 2020.

Pour la HSBC, la chute a été moins violente, à 10 %. Son rayonnement à l’international et sa présente sur les marchés asiatiques lui ont permis de mieux résister à cette crise.

Quant à Barclays, c’est l’établissement qui s’en est le mieux sorti. Ses revenus globaux ont connu une hausse de 1 %, propulsés par les résultats exceptionnels de sa banque d’investissement sur les marchés volatils. 

Le mois dernier, la stratégie des banques a consisté à se concentrer sur la gestion de patrimoine. Pour compenser les faibles marges de crédit, elles essaient de faire du profit sur les frais de gestion. 
La plupart des banques britanniques espéraient que les dépenses de leurs clients explosent, encouragées par la sortie dans les mois à venir des derniers verrouillages de la Grande-Bretagne. Cela pourra alors aider à faire baisser la tonne de dépôts.

 08 mars 2021    La Rédaction

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