Dimanche 16 Décembre 2018

Rubrique Entreprises

Criteo une success story française au Nasdaq

Criteo une success story française au Nasdaq

En Octobre 2013, Criteo, le spécialiste français du reciblage publicitaire personnalisé sur internet, soucieux d’étendre son marché et de faire un chiffre d’affaires plus important, a fait son entrée sur le Nasdaq.

La start-up qui offre une solution qui permet l’affichage de la publicité selon les intentions d’achats des internautes qu’elle devine grâce à l’historique de leur navigation sur internet, a par ce fait, posé un grand pas dans le monde de la publicité à côtés de géants tels Google et Facebook.

Une introduction explosive sur le Nasdaq

30 octobre 2013 ! Alors qu’elle était en plein essor, la start-up a effectué une entrée fulgurante sur le Nasdaq, devenant ainsi la première société française à intégrer l’indice des valeurs technologiques de la Bourse de New York depuis Business Objects en 1994. En se positionnant sur le Nasdaq, la société s’est fixée comme objectif la levée de 240 millions de dollars afin de financer plus encore sa politique expansionniste. Prévu pour être introduite en bourse à un prix oscillant autour de 23 et 26 dollars, l’action de Criteo l’a finalement été à 31 dollars. Et il n’aura fallu que quelques minutes pour que les cours montent de façon astronomique de plus de 30%. Au final avec cette entrée sur le Nasdaq, Criteo parvient à lever 268 millions de dollars portant ainsi son chiffre d’affaires à plus de 1,7 milliard de dollars.

Des débuts pourtant difficiles

Dans une interview accordée à We Love Entrepreneurs, Jean-Baptiste Rudelle, cofondateur de Criteo, affirme : « Criteo est née de l’idée qu’en analysant les comportements de milliers de gens on pourrait en arriver à prédire les choses qui les intéressent ». En effet, créé en 2005 par trois ingénieurs, Jean-Baptiste Rudelle, Franck Le Ouay et Romain Niccoli, Criteo offre une solution basée sur des algorithmes complexes, et permet d’afficher la publicité en prenant en compte les intentions d’achats des internautes qu’elle devine grâce à l’historique de leur navigateur web. Cette solution caractérisée par la précision des suggestions, permet à la jeune start-up de vendre les publicités plus chères comparativement à ses concurrents. Malgré l’utilité de la solution qu’elle propose, Criteo reste jusqu’en 2008 loin du succès commercial et l’entreprise qui n’a presque pas de chiffre d’affaires fonctionne avec seulement une vingtaine de salariés.

L’ascension

A partir 2009, Criteo qui a assis ses bases en Europe, part à la conquête du reste du monde. Jean-Baptiste Rudelle s’installe alors aux Etats-Unis, en plein cœur de la Silicon Valley, à Palo Alto. Il obtient la même année une levée de près de 5 millions d’euros du fonds californien Bessemer Venture qui est séduit par la solution qu’offre la start-up. En juillet 2011, pour améliorer son chiffre d’affaires et bénéficier d’un expert, Criteo embauche en qualité de président Greg Coleman, ancien patrons des ventes de Yahoo ! Au troisième trimestre de 2012, toujours dans sa politique expansionniste, la start-up française obtient auprès de Yahoo ! Japon une levée de fonds impressionnante de 30 millions d’euros.

Un chiffre d’affaires croissant

Depuis 2012, Criteo connait un succès financier et commercial évident et à la verticale. C’est ainsi qu’en 2014, il a atteint un chiffre d’affaires de 745 millions d’euros soit une hausse de 68% par rapport à 2013 où le chiffre d’affaire était de 444 millions d’euros. Cette croissance fulgurante se remarque aisément sur ses effectifs. Parti avec une vingtaine de salariés en 2008, la société cotée au Nasdaq est passée à 600 employés en 2012 et compte aujourd’hui un effectif de 1300 agents.

Mercredi 5 Août 2015 La Rédaction