Rubrique Management

5 conseils importants pour gérer une équipe difficile

5 conseils importants pour gérer une équipe difficile

La plupart des patrons et des managers ont déjà été confrontés au sein de leur équipe à des personnalités difficiles qui ralentissent le travail collectif ou portent préjudice à la convivialité entre collaborateurs. Savoir maîtriser ces caractères complexes est donc primordial, surtout pour la bonne marche de l’entreprise. Nos précieux conseils sauront, dès lors, vous être utiles.

1. Bien connaître les membres de son équipe

Il est évident qu’on ne peut pas s’adresser de la même manière à quelqu’un qui parle très fort qu’à une personne maladivement timide. Cerner chacune des personnalités de même que leur impact sur l’équipe est le premier palier à franchir pour un management efficace. Pour en apprendre beaucoup plus sur les attitudes, les forces, les faiblesses et les insuffisances de chaque salarié, l’entretien individuel est l’occasion propice. La connaissance de son équipe permet, entre autres, d’appliquer une sorte d’individualisme de masse, c’est-à-dire de faire correspondre les techniques de management de même que la communication au profil de l’employé. Le responsable, pour sa part, devra prendre un certain recul, mettre de la hiérarchie dans les conflits et établir une atmosphère de travail calme et fructueuse.

2. Établir le dialogue et s’adapter

La base de toute bonne communication réside dans le dialogue. Échanger, reformuler, prendre la peine d’écouter, etc. sont autant d’éléments qu’il est nécessaire de maîtriser et qui servent durant toute la mission, même en dehors des situations conflictuelles ou des périodes de fortes tensions. Un dialogue constructif incitera l’employé à profondément réfléchir à son attitude, à prendre toute la mesure des répercussions que cela peut avoir sur ses collègues et à proposer des possibilités de solution. Le meilleur manager est celui-là qui est en mesure d’adapter son attitude à son vis-à-vis et de parvenir à tirer le meilleur parti de ses collaborateurs. Si l’un de vos salariés est pris d’anxiété, réconfortez-le à propos de la qualité du travail qu’il a produit, faites régulièrement avec lui des mini-réunions et fixez-lui fréquemment des échéances pour l’exécution d’une tâche afin de le dynamiser. Si par contre il est négatif ou râleur, faites en sorte de lui confier toute la responsabilité de la mise en œuvre d’un projet ou exigez qu’il propose ses solutions s’il estime que celles des autres ne conviennent pas. Si encore il est blasé (le caractère le plus dur à manager), essayez de faire un bilan de ses compétences pour le réorienter.

3. Éviter toute confrontation directe

Évitez autant que faire se peut la confrontation directe parce que les conséquences pourraient être catastrophiques et envenimer la situation. Gardez à l’esprit que cela ne conduira qu’à l’aggravation des caractères et l’instauration d’une guerre des tranchées. Il est plus judicieux de prévenir le collaborateur en cause que vous désirez échanger avec lui sur un certain nombre de points. S’il s’agit de cas de violence ou d’un comportement puni par le règlement, référez-vous tout simplement aux procédures adéquates. Ces personnalités complexes ont très souvent le potentiel requis pour être de bons salariés. L’idéal est donc de faire en sorte de faire ressortir de leur personnalité un comportement constructif et positif.

4. Rendre la mise en mouvement plus fluide

Sachez que plus vous responsabiliserez vos équipes et les ferez participer aux différents choix de même qu’à la vie de la structure, plus celles-ci feront montre de positivité. C’est une excellente manière de manager une équipe relativement difficile. Si les personnes aux caractères difficiles peuvent prendre part aux prises de décisions ou tout au moins donner leur avis, elles auront une meilleure compréhension des choses et adhèreront plus facilement aux changements. Bien évidemment, impliquer ces personnes ne veut pas dire aller dans le sens de tout ce qu’elles proposent, mais leur donner l’information utile et prendre en compte leur point de vue. Les laisser fixer eux-mêmes leurs objectifs et des moyens de les atteindre facilitera grandement leur dynamique. Vous noterez une fois encore le fort impact de la communication qui permettra, entre autres, de recréer des liens entre les différents intervenants. Il faudra, de ce fait, faire attention à votre façon de vous exprimer.

5. Au pire, se séparer de l’employé difficile

Dans certains cas, la séparation du collaborateur est la solution la plus raisonnable à prendre. C’est le cas, lorsque son attitude met réellement en danger le service. En tout état de cause, il est préférable de passer par la voie de la rupture conventionnelle qui est moins violente et donc, beaucoup moins nuisible au reste de l’équipe. Dans la mesure où une séparation à l’amiable est impossible, il faudra certainement licencier l’employé. N’oubliez toutefois pas qu’emmener un salarié à démissionner vous conduira devant les prud’hommes et se répercutera négativement sur l’image que les autres salariés ont de vous. Il est vrai que prononcer un licenciement vous coûtera moins cher sur le moment, mais extrêmement plus à long terme.

Vendredi 5 Octobre 2018 La Rédaction