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5 actions à mener pour garder votre trésorerie à flot sans bloquer vos paiements fournisseurs

5 actions à mener pour garder votre trésorerie à flot sans bloquer vos paiements fournisseurs

La crise actuelle est autant sanitaire qu’économique. Le véritable enjeu pour les entreprises, quelle que soit leur taille, c’est de ne pas enrhumer le système économique français dans son ensemble. Pour y parvenir, un seul mot d’ordre : maintenir et honorer au maximum les engagements auprès des fournisseurs. Selon les spécialistes de l’économie, il semblerait que ça soit la clé pour une reprise sereine et pour éviter un effet domino qui serait totalement dévastateur.

Malheureusement, c’est plus facile à dire qu’à faire, car la première défense des entreprises pour préserver un minimum de trésorerie, c’est justement d’éviter de payer les fournisseurs. Entre engrenages et évidence, il existe, heureusement d’ailleurs, une porte de sortie, si ce n’est 5 portes de sortie. Voici 5 actions à mener pour garder votre trésorerie à flot sans bloquer les paiements des fournisseurs.

Action n°1 : Lancer au plus vite les dispositifs d’État

Dans ce combat pour garder votre trésorerie à flot, vous n’êtes pas seul. Heureusement qu’il existe de nombreux dispositifs d’État qui permettent aux entreprises d’être considérablement allégées dans certaines circonstances :

  • primo, on ne le dira jamais assez ! Face à la crise, votre premier réflexe doit être le report du paiement de l’impôt sur les sociétés ainsi que les charges sociales. Si vous ne l’aviez pas encore fait, il est temps de vous lancer ;
  • secundo, faites des demandes de subventions et de prêt pour redonner un nouveau souffle à votre trésorerie ;
  • tertio, c’est aussi le moment propice pour activer le dispositif d’accélération du remboursement ;
  • quarto, faites comme les autres entreprises et activez en cette période de crise le dispositif de chômage partiel.

Action n°2 : Activer les dispositifs portés par les banques (le BPI et le PGE)

Le prêt garanti d’État (PGE) est le rouleau compresseur des aides au financement. En effet, le PGE représente jusqu’à 25 % du CA 2019. Aussi, faut-il souligner que c’est l’un des financements majeurs des entreprises. Par ailleurs, il se pourrait que BPI France propose aux entreprises des prêts aux taux rebonds.

Les banques traditionnelles, quant à elles, peuvent geler les remboursements des prêts professionnels, si les entreprises leur en font la demande bien évidemment. Toutefois, il est important de vous rappeler que sur le volet bancaire, les aides et subventions ne seront pas accessibles aux entreprises faisant face à des difficultés avant la crise économique engendrée par la pandémie du Coronavirus.

Action n°3 : Engager une action d’optimisation des charges

Les sources d’optimisations les plus importantes pour les entreprises sont les charges fiscales et sociales. Pour ce qui est relatif aux charges sociales, prenons l’exemple du dispositif de réduction générale pour les salaires inférieurs à 1,6 fois le SMIC. En réalité, ce dispositif est très technique, mais dans le même temps, il permet de faire des économies substantielles et de remonter par la même occasion sur les 36 derniers mois.

Ce même dispositif de réduction générale des salaires permet de rembourser plus rapidement même si auparavant, les procédures de contrôle des URSSAF ont été suspendues totalement. En outre, tous les remboursements seront effectués, du moment où toutes les demandes de remboursements sont bien documentées et fondées juridiquement.

Par ailleurs, il est important de vous faire savoir qu’en termes d’optimisation, la marge de manœuvre est très importante, surtout dans les secteurs pharmaceutiques, des transports, des services d’aides aux entreprises (Accueil, sécurité, gardiennage, nettoyage, etc.), des BTP et de la chimie. Les remboursements dans ces secteurs avoisinent en moyenne 2 à 3 % de la masse salariale.

Action n°4 : Optimiser vos achats

Pour réduire significativement les coûts d’achat, il est impératif de réviser certains contrats d’achats. Ici aussi, la marge de manœuvre peut s’avérer être assez importante, spécialement sur les achats d’énergie. Aussi, pendant cette crise sanitaire, le coût du gaz, de l’eau et de l’électricité a-t-il nettement baissé. De ce fait, en voulant renégocier ces contrats, il est fort probable que vous puissiez faire en moyenne une économie de 20 %.

Action n°5 : Engager des plans de performance

Avec la crise du Coronavirus, beaucoup d’entreprises craignent bien le pire. Néanmoins, elles se projettent toutes sur le long terme. Les entreprises veulent également faciliter la future reprise. Seulement, elles ne savent pas quelle action mener pour aboutir à de tels résultats. Et pourtant, il suffit de mener des plans de performance opérationnels.

En effet, cette action ne peut être que bénéfique sur le long terme, dans la mesure où la crise du Covid-19 a mis à nu les fragilités et les failles des entreprises, même les plus puissantes. Par ailleurs, il est très important d’adopter dès maintenant des méthodes de travail qui accroîtront votre production. Dans cette même logique, il faut également réfléchir sur l’efficacité opérationnelle des processus.

À défaut de savoir exactement ce qui se passera après le déconfinement, travaillez avec vos collaborateurs à améliorer les process et les organisations. Ainsi, vous êtes certain qu’après la crise, votre entreprise serait à même de générer de la marge de manœuvre supplémentaire.

Mercredi 27 Mai 2020 La Rédaction