Vendredi 21 Septembre 2018
Rubrique Economie

Taxes sur l’acier et l’aluminium : Donald Trump ne cèdera pas à la pression

Taxes sur l’acier et l’aluminium : Donald Trump ne cèdera pas à la pression
Le président américain a déclaré hier, lundi 5 mars 2018, qu’il compte bien maintenir son projet consistant à taxer les importations d’aluminium et d’acier. Le magnat de l’immobilier ne compte pas abandonner même si plusieurs appels à renoncer fusent aussi bien de l’international que du camp même des républicains dont il fait partie.

« Nous ne faisons pas marche arrière… »

Ce sont les propos qui ont été tenus par le leader du monde libre hier, en marge d’une réunion avec le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui s’est tenue au sein de la Maison Blanche. Donald Trump a clairement fait comprendre qu’il n’a aucunement l’intention d’abandonner son projet consistant à imposer des droits de douane de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium. « Nous ne faisons pas machine arrière (...) Je ne crois pas que nous allons avoir une guerre commerciale », a-t-il asséné. Le président américain maintient sa position bien qu’il fasse l’objet de nombreuses critiques depuis qu’il a fait connaître ses intentions à ce sujet. Depuis l’international jusqu’aux entreprises américaines, et même au sein de son propre camp des républicains, l’homme ne fait pas l’unanimité en ce qui concerne son projet. 

Ces voix qui s’élèvent contre le projet de Trump

Chez les républicains, des membres influents n’ont pas tardé à faire connaître leurs opinions hier lundi. Ainsi, Paul Ryan, qui est le président de la Chambre des représentants, s’est exprimé en faisant savoir que l’Etat du Wisconsin qu’il représente court le risque d’être affecté par les mesures de représailles envisagées par l’Union Européenne qui a fait une proposition selon laquelle il faudrait prélever une taxe sur les motos de marque Harley-Davidson. Quant à Kevin Brady, un autre représentant du camp républicain, il a exhorté le président américain à ne pas faire du tort aux alliés de l’Amérique.

En ce qui concerne les dirigeants d’entreprises américains – surtout des constructeurs de voitures et des fabricants de boîtes de canette – ils ont exprimé leur désir de rencontrer Donald Trump afin de lui expliquer les conséquences négatives qu’auraient ces droits de douane sur des firmes comme les leurs. Les intéressés devraient être en mesure de discuter avec le chef de la Maison Blanche jeudi prochain puisqu’une réunion aurait été organisée par le conseiller économique, Gary Cohn.
Sur le plan international, c’est l’Union Européenne qui sort les crocs au sujet des droits de douanes liés à l’acier et à l’aluminium. L’association politico-économique actuellement dirigée par Antonio Tajani a déclaré qu’elle est disposée à protéger son industrie « avec force » et « rapidité » si les Etats-Unis viennent à mettre en place des mesures de protection.

Frans Timmermans, qui occupe le poste de premier vice-président de la Commission européenne, a déclaré : « Le protectionnisme coûte très cher à tout le monde, mais si un pays introduit des mesures protectionnistes, l'Union Européenne va protéger son industrie ».

La canada, en sa qualité de principal fournisseur d’acier et d’aluminium de la première puissance mondiale, n’est pas non plus d’avis avec Donald Trump. Justin Trudeau, le premier ministre canadien, aurait exprimé « ses sérieuses préoccupations », tout en soulignant le fait que « des tarifs ne faciliteraient pas une entente sur l'Alena », l’Accord de libre-échange nord-américain dont la révision fait en ce moment même l’objet de discussions.
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