Jeudi 30 Mars 2017
Rubrique Economie

Lorsque les emplois se créent, Wall Street se réjouit

Lorsque les emplois se créent, Wall Street se réjouit
Deux secteurs sont essentiellement à la base de cette bonne fin de semaine pour Wall Street. Il s’agit du domaine du bâtiment et de celui de la distribution qui ont recruté en masse depuis l’élection de Donald Trump.

De nombreux emplois se créent… mais le taux de chômage reste élevé

Depuis Janvier, différents domaines ont vu le nombre de nouveaux emplois se décupler aux Etats-Unis. En tête de liste, les secteurs du bâtiment et de la distribution. Le nombre d’emplois créés dépasse même les attentes selon Wall Street qui, vraisemblablement, se réjouit de ce fait. Une bonne ambiance à la bourse américaine qui se traduit notamment par des gains au niveau des indices boursiers. Le S&P 500 arrive avec 16,57 points, soit un gain de 0,73%. De son côté, le Nasdaq a pris un gain de 30,57 points tandis que le Dow Jones, lui, engrangeait 186,55 points. Des gains de points et un nombre d’emploi grandissant qui n’ont toutefois pas vraiment influencé le chômage, qui reste légèrement en hausse même si l’on observe une certaine augmentation au niveau des salaires. En outre, les choses ne se sont pas vraiment améliorées depuis pour la bourse qui est restée un peu au statu quo. « Cette croissance salariale timide va rendre la Réserve fédérale plus prudente, pour ce qui est de relever les taux d'intérêt en mars », avait informé Mohamed El-Erian, de la structure Allianz.

Des conditions favorables aux banques

Wall Street et les banques peuvent aussi se réjouir d’autres décisions prises par Donald Trump, notamment l’abrogation de la loi Dodd-Frank. Cette loi avait été instituée au lendemain de la crise financière de 2008. Une abrogation qui est surtout très applaudie par les banques. Ainsi, il a été constaté que des banques comme Bank of America, Goldman Sachs ou encore la Citigroup ont fait des gains entre 2,5% et 4,6 %. Mais les banques ne sont pas les seules à qui cette abrogation profite. La chaine de magasin Macy’s a, elle aussi, connu un gain de 6,4%.

Pour le dollar, la réalité est tout autre

Le dollar ne suit pas cette tendance favorable à l’économie américaine. Alors qu’en début d’année, les tendances faisaient état d'une parité possible entre dollar et euro, actuellement cela ne semble plus vraiment certain. Le dollar a perdu 2,3% de sa valeur et ce, face à la monnaie japonaise, le yen. C’est sa pire performance depuis le mois de juillet. Et il se pourrait bien que la descende continue pour le dollar qui vient d’enchainer sa sixième semaine de perte de vitesse, contrairement à ce qui était prévu.

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