Jeudi 23 Novembre 2017
Rubrique Economie

Les multinationales profitent de la baisse du dollar

Les multinationales profitent de la baisse du dollar
Depuis trois ans, les États-Unis font face à la plus forte baisse du dollar. Une situation qui semble bien profiter aux multinationales. Le troisième trimestre écoulé leur a permis d’enregistrer des gains conséquents, et selon les analystes, cela peut s’étendre sur le quatrième trimestre.

Une baisse de 2,5 %

C’est un événement sans précédent, selon Reuters. La dernière baisse du dollar qui a engendré des bénéfices aussi importants pour les multinationales remonte à 2014. Actuellement, le dollar connaît une baisse supplémentaire de 2,5 %. « Le dollar a faibli dans le courant du trimestre sous revue, plus que les analystes ne le prévoyaient », a fait remarquer Jill Carey Hall de chez Bank of America Merrill Lynch.

C’est cette situation qui fait le bonheur de plus de 35 multinationales présentes sur le sol américain. Parmi elles, on peut compter Alphabet et International Business Machines. Dans cet ensemble, c’est l’indice S&P-500 qui s’en sort avec la plus forte vente à l’étranger. « Et nous pensons que ce sera encore mieux au quatrième trimestre, sur la foi des taux de fin de trimestre », a déclaré William Osbourn, directeur financier de Xerox.

Selon les analystes, si cette situation faste se poursuit jusqu’au quatrième trimestre, cela devrait permettre aux multinationales d’enregistrer une croissance de l’ordre de 11,7 %. Il y a maintenant trois semaines que le consensus Reuters avait cru pouvoir anticiper la croissance des entreprises pour un maximum de 4,3 %. Mais les résultats publiés pour le compte du trimestre ont révélé une avancée de l’ordre de 8 %. Il est à noter que les entreprises qui ont dépassé de si loin les prévisions sont celles présentent dans le domaine des technologies. 90 % d’entre elles s’en tirent favorablement. Du côté de l’indice Standard & Poor’s 500, ce sont 72 % des sociétés qui le composent qui ont pu se hisser au-dessus des attentes.

Une situation favorable aux grands groupes

Dans ce lot, ce sont les plus grosses entreprises qui tirent le plus gros profit ; il s’avère que leurs chiffres connaissaient déjà un gain de 3 % depuis octobre. Par contre, du côté de l’indice Russell 2000, les entreprises n’ont pas su véritablement profiter de cette situation du dollar. Elles ont connu une augmentation de leur bénéfice de 0,2 % seulement. L’indice Russell 2000 représente les entreprises qui ont une petite capitalisation. « Il serait plus juste de dire que le dollar n‘est pas un plus en soi mais qu‘en tout cas il n‘est plus un moins ; c‘est ça qui est positif et les perspectives des entreprises sont, d‘une manière générale, de bon augure », a fait savoir David Katz de chez Matrix Asset Advisors.

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