Lundi 18 Décembre 2017
Rubrique Entreprises

Le groupe PSA amorce son projet de coentreprise algérienne

Le groupe PSA amorce son projet de coentreprise algérienne
Le constructeur automobile français PSA a conclu dimanche un accord de coentreprise avec trois partenaires algériens afin de créer une usine de production automobile à Oran, une ville située 400 km à l’ouest d’Alger. Elle entrera pleinement en fonction en 2019.

Un objectif de production annuelle de 75 000 voitures d’ici à 2019

D’après le communiqué du constructeur français, cet accord a été scellé à l’occasion de la 4ème session du Comité mixte économique franco-algérien auquel ont pris part, côté français, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ainsi que le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Abdelkader Messahel, ministre algérien des Affaires étrangères, et Youcef Yousfi, ministre algérien de l’Industrie et des Mines étaient également présents en qualité de représentants de la partie algérienne.

Aux termes de ce contrat, PSA possèdera 49% du capital de la coentreprise, tandis que les 51% restants seront répartis comme stipulé par la loi du pays, entre les trois sociétés partenaires algériennes que sont : Condor Electronics, Palpa Pro et le groupe de machines-outils PMO. Avec à la clé un investissement d’environ 100 millions d‘euros, le premier objectif du projet de PSA est de gagner à nouveau des parts de marché sur ce même territoire algérien où le pionnier Peugeot-Citroën-DS perd sérieusement du terrain. Les autres buts visés par cette collaboration sont la création de 1000 emplois directs, l'atteinte d'une production annuelle record de 75 000 voitures en 2019 avec la fabrication des premières voitures qui devrait démarrer dès l‘année prochaine.

Il sera également question d’exportation

Jean-Christophe Quemard, directeur de la zone Afrique et Moyen-Orient du groupe PSA, affirme dans le communiqué que cette implantation stratégique en Algérie va offrir au groupe l’opportunité d’atteindre un objectif de vente de 700.000 véhicules dans la région d’ici à 2021. Il a également expliqué que le constructeur « veut mettre en place (…) un véritable écosystème ».

Il serait également prévu la mise en place d’un centre de formation pour « développer des compétences spécifiques à l’industrie automobile ». Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, a signalé que la France envisageait une augmentation de ses investissements sur la terre des berbères afin de résister à la rude concurrence des pays tels que la Chine, l’Italie, et la Turquie. Il précise également que des compagnies comme Renault, Alstom et Sanofi seraient en passe de signer des contrats avec l’Algérie. 
Un porte-parole de PSA a par ailleurs confié au journal Le Monde que « L’usine nous permettra de répondre aux attentes de la clientèle locale en termes de prix. Si la finalité première du site sera de fournir le marché algérien, l’usine a aussi vocation à exporter ».
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