Jeudi 23 Novembre 2017
Rubrique Entreprises

Après la cession de ses puces-mémoires, Toshiba risque une perte estimée à 850 millions d'euros

Après la cession de ses puces-mémoires, Toshiba risque une perte estimée à 850 millions d'euros
L’affaire de la cession des puces mémoires de la marque japonaise Toshiba met ce géant dans une position très peu confortable. En effet, le 23 octobre, le japonais a fait savoir que désormais il s’attend à enregistrer une perte d’au moins un milliard de dollars, soit 850 millions d’euros.

Une situation inquiétante pour Toshiba

A l’heure actuelle, la cession des puces mémoires n’est pas encore effective dans la mesure où elle n’a pas encore reçue le quitus des autorités qui en ont la charge. Il en est attendu un gain de l’ordre de 2 000 milliards de yens, soit 15 milliards d’euros. En outre, Toshiba avait laissé entendre que les bénéfices qui seront générés par l’opération de scission, le seraient sur la base des actifs nets à la date où elle prendrait effet. Dans cette idée de cession, la marque japonaise avait jugé utile d’isoler l’activité sur les puces mémoires, mais aussi dans le but d’éviter une généralisation des pertes de bénéfices. 
 
En l’état, Toshiba a fait entendre qu’il s’attend à des pertes de l’ordre de 110 milliards de dollars pour ce qui concerne la période qui s’étendra jusqu’au 31 mars 2018. Cette perte s’expliquerait par la prise en compte de l’impact de la scission dans la prévision antérieures de 230 milliards de bénéfice.

Une cession belliqueuse avec le consortium

Au cours du mois de mars de cette année la section américaine de Toshiba, Westinghouse, avait déposé la clé sous le paillasson. Une situation qui a concouru aux complications des négociations entre Toshiba et le Consortium. Il faut dire à ce propos que Western Digital est entré en possession de l’un des partenaires de longue date de Toshiba, il s’agit de SanDisk. 
 
En outre, le consortium avait proposé une somme de 1 900 milliards de yens pour la division puce mémoire en prenant le soin de faire savoir qu’il ne souhaitait pas la diriger. En plus des membres du consortium que sont la Development Bank of Japan (DBJ), l’Innovation Network Corp of Japan (INCJ) ainsi que la société d’investissement KKR, la Western Digital a proposé une somme de 150 milliards de yen sous forme d’obligations convertibles. 
 
C’est un tableau noir qui se peint pour Toshiba qui court le risque de se faire radier de la cote. En effet, ce serait pour la deuxième fois de suite que le géant japonais afficherait une année négative.
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