Dimanche 19 Août 2018
Rubrique Management

5 façons de développer son intelligence émotionnelle au travail

5 façons de développer son intelligence émotionnelle au travail
Nous avons parfois du mal à les contrôler lorsqu’elles nous envahissent. Mais utilisées à bon escient, les émotions peuvent optimiser nos relations de travail avec les collègues et améliorer notre efficacité en entreprise. Il s’agit bien ici d’intelligence émotionnelle. Elle permet de gérer son stress au quotidien, de mettre fin à des situations humaines conflictuelles, de renforcer son leadership et son aptitude à travailler en équipe. Efficacité professionnelle rimant également avec intelligence émotionnelle, voici quelques conseils pour être plus heureux et plus productif dans votre travail.

1- Prendre le temps de comprendre ses émotions  

Nous sommes nombreux à ne pas comprendre n os émotions et celles des autres et à ne pas non plus être en mesure de les gérer. Cette tendance se présente également en milieu professionnel où elle peut conduire à des dérives. Face aux différentes situations qui peuvent survenir, vous devez, au prime abord, vous poser la question de savoir ce que vous ressentez à ce moment précis. Prenez le temps d’observer les réactions de votre corps. S’agit-il de la colère, de la peur, de la tristesse ? Lorsque vous avez identifié cette émotion, cherchez à comprendre l’élément principal qui l’a déclenchée. Si ce que vous ressentez est vraiment fort, vous devez essayer de vous poser et de faire des exercices de respiration qui vous permettront de mieux réfléchir et de trouver les réponses adéquates à vos questions. Si pendant un conflit vous éprouvez de la colère, n’oubliez pas de respecter la règle des six heures avant de réagir pour ne pas regretter vos actes et paroles.

2- Éviter de ruminer les pensées négatives

Des études effectuées par les neuroscientifiques ont démontré que nous avons au moins 60 000 pensées par jour qui sont à 95 % les mêmes que la veille et dont 80 % sont essentiellement négatives. Nous le savons, la pensée précède toujours l’émotion et la réaction. Se répéter des phrases du genre « quelle galère ! » ou « je ne suis pas douée » va provoquer un sentiment négatif. Vous risquez d’être triste, déprimé, abattu, etc. Au contraire, si vous vous dites « tout va bien aller », « je peux le faire ! » vous déclencherez un sentiment positif qui vous fera vous sentir vraiment bien. Vous devez donc apprendre à toujours penser positivement. Pour ça, chaque soir au coucher, remémorez-vous trois bons moments de la journée. Au bout d’une vingtaine de jours votre cerveau prendra l’habitude de produire des pensées positives.

3- Identifiez les émotions dissimulées

Il existe un phénomène appelé « racket émotionnel » qui conduit à des rapports erronés avec soi-même et avec les autres. Il est important de savoir l’identifier et de s’en débarrasser au plus vite. Si par le passé vous vous êtes refusé ou quelqu’un vous a privé de ressentir une émotion, il pourrait arriver que celle-ci resurgisse de façon inattendue, soudaine et excessive dans le présent en se cachant derrière l’expression d’une autre émotion. C’est le cas par exemple de pleurs qui en réalité masque une certaine anxiété ou de la colère enfouies. Pour déceler ces émotions, identifiez l’émotion que vous exprimez le plus et celle que vous ne dévoilez pas aisément. C’est cette dernière qui est la véritable émotion. Vous pouvez aussi vous détendre et respirer très profondément par le ventre pour laisser remonter la vraie émotion.

4- Développer son langage émotionnel

Lorsque nous sommes bouleversés, nos émotions sont parfois brouillées au point de nous empêcher de réfléchir de façon lucide. Notre subconscient recèle pourtant d’une panoplie de mots pour qualifier une perception, préciser des expressions évasives ou des termes qui qualifient les émotions basiques à savoir, la joie, la peur, la tristesse et la colère. Alors, plutôt que d’affirmer « je ne vais pas bien » demandez-vous si vous n’êtes pas inquiet, dépité, énervé, mélancolique, frustré, etc. Cherchez sur internet ou dans des bibliothèques des mots qui permettent de nuancer les ressentis et classez-les en fonction des quatre grandes familles d’émotions. Faites en sorte de vous en servir au quotidien.

5- Adopter une écoute empathique

Prêter une oreille attentive est important, à condition surtout d’aller au fond des choses et de ne pas chercher à ce que la conversation tourne uniquement autour de soi. Faire preuve d’empathie, c’est se mettre intuitivement à la place des autres, ressentir et comprendre leurs sentiments. Allez vers vos collègues et faites-leur savoir que vous êtes là s’ils ressentent le besoin de se confier et s’ils ont besoin d’aide. Pendant vos conversations, n’hésitez pas à reformuler l’émotion de l’autre en employant des verbes comme « je comprends… », « je vois… » que tu es paniqué, décontenancé (plutôt que tu es déçu par exemple). Lui proposer d’en parler fera de vous un « miroir émotionnel » et vous permettra d’évaluer votre niveau d’intelligence émotionnelle.

 

 

 

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